samedi 5 mai 2012

Faux Semblants

Le titre provocateur "Image, Mensonge et Fantasme" donné pour le troisième cycle des BAOBAB Cafés est vite tombé: il n'y a pas d'images sans faux semblants. Quand il a été proposé, nous avions en tête les centaines de projets dont nous sommes abreuvés à travers magazines, sites, blogs, newsletters, conférences, publications et vidéos et dont la Prolifération semble être une constante de l'ère numérique.


Source: Plataforma Arquitectura, Agence VYONYX

samedi 21 avril 2012

Débaobab 01 - Pour une construction partagée du paysage urbain - Friche and Cheap

Friche and Cheap est né de la rencontre entre trois étudiants en paysage et de la volonté de partager une vision hybride et positive du paysage urbain. Aujourd’hui, c’est un groupe transdisciplinaire qui rassemble, au gré des projets, des étudiants en paysage et en architecture, une architecte, un ingénieur agronome, des animateurs sociaux, des artistes. La forme associative choisie en septembre 2009 offre une visibilité nous permettant de mettre en œuvre la rencontre entre les institutions de la ville, les concepteurs et les savoirs-faires individuels.

Friche du Noviciat - Bordeaux


Débaobab 01 - Le Bureau Baroque

Rem Koolhaas, architecte, affirme que '' nous restons liés à l’idée de la rue et de la place comme espace public alors que l’espace public est en train de changer radicalement ''. Nous pensons que cette citation n’a jamais été aussi vraie…

"Mise en pli" - 2008 - Le Bureau Baroque - Source www.bureaubaroque.fr

Débaobab 01 - L'espace public partagé - Christine Bost


D’abord considéré comme un espace résiduel du cadre bâti puis, sacrifié à la seule fonction circulatoire, l’espace public est aujourd’hui au cœur de la réflexion urbaine publique pour à la fois Valoriser le territoire urbain, requalifier les territoires de relégation et maîtriser les déplacements urbains.

Studio Tricolore Atelier - Eysines - Le Bureau Baroque

Débaobab 01 - Usages sociaux et politiques de l’espace public - Sandrine Rui


L’espace public existe-t-il en dehors de nos usages et de nos contre-usages ? Sans doute pas. Son caractère public dépend pour beaucoup de la façon dont les individus et les groupes sociaux pratiquent - et ce faisant produisent- cet espace.

Le Miroir d'Eau - Marie Amélie Clément-Bollée

mercredi 18 avril 2012

Débaobab 01 - "Agir dans l'Espace Public"

Le deux février 2012, nous avons eu l'honneur de recevoir au Réseau Paul Bert autour du thème "Agir dans l'espace Public" Stéphane Hirshberger de l'agence ADH, Laurent Tardieu et Alan Gentil du Bureau Baroque et Madame Christine Bost, Maire de Eysines.

Vous trouverez ici les différentes présentations en attendant la version vidéo qui les accompagne.



BAOBAB_Bibliothèque d'Espace voudrait remercier encore une fois tous les intervenants, le Réseau Paul Bert et tous ceux qui ont animés cette rencontre.

A bientôt pour la prochaine édition.

Débaobab 01 - Pour une ville incertaine - Stéphane Hirshberger

Alors que partout dans la société la volonté de participer, de créer, d’innover se manifeste chez les citoyens, que des pans entiers de l’économie se développent autour d’une plus grande proximité, d’initiatives plus ouvertes, alors que le mouvement des "Indignados" en Espagne, l' Emergence d'"Occupy Wall Street" aux Etats-Unis montrent l'attente d'une autre démocratie, la ville continue à être produite comme une œuvre, composée et figée.

ADH - Nantes - Espace Public - Quartier des Fonderies

lundi 9 avril 2012

Image(s)d’architecture/mensonge(s)d’architecte(s) ?

Les débats qui se sont tenus autour du thème sur l’image et le mensonge n’ont fait que révéler la surface rigide et complexe d’un phénomène culturel actuel. Fruit d’une transformation rapide de la société traditionnelle à la société de Consommation, communiquer au travers du visuel, par l’image, est devenu le support de contrôle le plus approprié à nos modes de vie.


Salle de Contrôle du NORAD
http://www.norad.mil/

vendredi 9 mars 2012

Mentons !






Image d’un avion / réalisation d’un aéroport / perspective aérodynamique
La première Image a inspiré l’architecte, mais l’architecte ne construisait pas un avion. 
Mensonge ?

La deuxième est une image de réalisation, qui existe comme telle. Une « vérité »?

La troisième est une photo prise par un photographe suite à la réalisation, prise d’un Point de vue choisi, donc partisan. 
Mensonge ?



Attention : Cet article est mensonger, ces images ont pour seul but de montrer un parti pris sur un projet* dont elles ne reflètent qu’une infime partie. Mais sans supports, imaginaires ou réalistes, comment questionner le sens du projet ?

Mentons !

Laure Métivier


*  Aéroport de Roissy Charles de Gaulle, Terminal 2F, Paul Andreu architecte

samedi 3 mars 2012

mercredi 25 janvier 2012

Déconférences.

Le mois dernier, deux Conférences radicalement différentes se sont déroulées ici à Bordeaux. L’une était celle des architectes Nathalie Franck et Yves Ballot, l’autre celle de Winy Maas de l’agence MVRDV. La comparaison entre ces architectes ne semble pas forcément évidente ; les deux agences ne concourent pas vraiment sur la même échelle de projets et ne connaissent pas  la même médiatisation. Mais surtout, allant au-delà de la posture traditionnelle de l’architecte pour adopter celle du communiquant, deux visions très différentes de la manière de faire du projet S'opposent. Et cette opposition m’a paru assez symptomatique  (révélatrice) des débats et des différents courants d’idées qui animent le monde de l’architecture. 



dimanche 8 janvier 2012

Le Geste Gratuit.

En tant qu’étudiante en architecture, il me parait difficile de se forger aujourd’hui une identité d’architecte. Louis I. Khan a bien attendu ses 50 ans pour “se trouver” à l’issue d’un voyage en Egypte, et on me demande de construire ma propre écriture architecturale dès le master. 

Il semblerait que l’architecture contemporaine ne se définisse pas par des modèles ou une doctrine à suivre. La façade et son ornementation ne sont plus codifiées et l’architecte est de plus en plus “libre” de ses Choix Esthétiques tant que chacun de ses gestes ou de ses traits sont justifiés. 

Debout sur les Epaules de Darwin - Baobab-Café

Pour Illustrer les discutions du BAOBAB-Café du 01 décembre sur le décor, j’aimerais partager l’expérience de cette émission qui a eu l’audace de me cueillir au réveil :

Les battements du temps (13) - Les cartes de la mémoire

 

Mabuse (1478-1532), Saint Luc Peingnant la Vierge,
1515, Musée de Prague

samedi 12 novembre 2011

La Rue nous appartient

L'espace Public  a changé. Ses usages et ses usagers aussi. Dans cette ère capitaliste qui nous caractérise, notre bien le plus précieux est notre singularité. Singularité qui s’exprime non pas par ce que nous sommes mais par ce que nous possédons. L’espace public subit aussi ce processus d’ Individuation . Autrefois espace de partage et de sociabilité, celui-ci est désormais un espace à revendiquer. L’appropriation ou l’occupation d’un espace public est devenue illégitime, celui-ci s’assimilant, peu ou prou, à un bien de consommation. Un  Bien Commun  qui ne peut souffrir d’aucune utilisation personnelle; ma possession s’arrête où commence la tienne. Pour que l’espace public appartienne à tout le monde, il ne doit appartenir à personne. Grâce à cette conception, l’aseptisation et la neutralisation de nos espaces en commun ont encore de beaux jours devant elles.

Méchaal Rihani


Le retour du Baobab Café:

Bordeaux  rassemble une grande richesse d’espaces publics qui semble parfois se rapprocher de «produits» urbains. A la manière de la Victoire dont l’évocation oscille entre réunions arrosées pour étudiants et opérations marketing (red Bull, Barilla, NRJ, ... que du bonheur). Les exemples se multiplient: place Fernand Lafargue, place des Capucins ... Fonction déterminée par la forme ? Espace consumériste ?  Serait-ce l’illustration du passage d’une société de partage à une société d’échange ? Reste-t-il des lieux indéterminés ? 

Certaines parties des quais, dont Saint Michel, semblent encore de cet acabit. Mais dans l’ensemble, une certaine culture de l’espace public aseptisé semble dominée. Evento ne se pose pas à André Meunier par hasard mais, profite d’une opportunité foncière autant que d’une opportunité symbolique. Cet évènement viserait-il à initier la réhabilitation d’une place qui, jusqu’ici abritait les sans logis, les gamins et un squat faisant plus ou moins office de café: la baraque à guitare ? La municipalité irait-elle chercher jusque dans l’informe les nouveaux territoires d’exercice du Pouvoir

Prenons comme illustration la Place de la Bourse, lieu institutionnel par excellence où l’homme semble plus ou moins s’effacer face à cet espace public. Seul le brouillard du miroir d’eau semble nous aider à renouveler notre imaginaire, à illustrer le temps qui passe. Le projet de la place Saint Michel, beaucoup moins heureux, semble aller de pair avec un nettoyage social, imposé par une action double sur l’espace public et l’habitat. L’un servant l’autre. L’argent public, au service des velléités marchandes de quelques investisseurs, en lien avec des politiques déconnectées viennent phagocyter un quartier populaire, vivant, sûr et protéiforme. On connaît la chanson! Nous sommes aux avant- postes de Stérilisation programmée, bien réelle ou «fantasmée». 

Alors que nous évoque les termes sibyllins de Proximité et partage ? La proximité spatiale et le partage social, change l’un comme l’autre au gré des évolutions technologiques et de l’ «explosion» de la ville (d’autres diront de sa «polarisation», de sa «fragmentation»). A chacun de refaire sa ville, de rassembler les morceaux qui constituent ses espaces de vie. Au final, le partage devient choisi plutôt que contraint. La proximité s’est glissée de l’espace physique à l’espace virtuel. Y-a-t-il un sens à retrouver l’usage d’une proximité spatiale? Parfois le sentiment que tout est déterminé, dessiné, que nous manquons un peu d’inconnu surgit, dans cet espace urbain policé. Nous avons perdu le sens de l’inutile, de l’informel, de l’indéfini. L’espace, uniquement public, ne supporterait plus son Inutilité... L’espace public serait-il devenu un espace à public ?

Vincent Milla