L’espace public
existe-t-il en dehors de nos usages et de nos contre-usages ? Sans doute pas. Son
caractère public dépend pour beaucoup de la façon dont les individus et les
groupes sociaux pratiquent - et ce faisant produisent- cet espace.
samedi 21 avril 2012
mercredi 18 avril 2012
Débaobab 01 - "Agir dans l'Espace Public"
Le deux février 2012, nous avons eu l'honneur de recevoir au Réseau Paul Bert autour du thème "Agir dans l'espace Public" Stéphane Hirshberger de l'agence ADH, Laurent Tardieu et Alan Gentil du Bureau Baroque et Madame Christine Bost, Maire de Eysines.
Vous trouverez ici les différentes présentations en attendant la version vidéo qui les accompagne.
BAOBAB_Bibliothèque d'Espace voudrait remercier encore une fois tous les intervenants, le Réseau Paul Bert et tous ceux qui ont animés cette rencontre.
A bientôt pour la prochaine édition.
Débaobab 01 - Pour une ville incertaine - Stéphane Hirshberger
Alors que partout dans la société la volonté de participer, de créer, d’innover se manifeste chez les citoyens, que des pans entiers de l’économie se développent autour d’une plus grande proximité, d’initiatives plus ouvertes, alors que le mouvement des "Indignados" en Espagne, l' Emergence d'"Occupy Wall Street" aux Etats-Unis montrent l'attente d'une autre démocratie, la ville continue à être produite comme une œuvre, composée et figée.
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| ADH - Nantes - Espace Public - Quartier des Fonderies |
lundi 9 avril 2012
Image(s)d’architecture/mensonge(s)d’architecte(s) ?
Les débats qui se sont tenus autour du thème sur l’image et le mensonge n’ont fait que révéler la surface rigide et complexe d’un phénomène culturel actuel. Fruit d’une transformation rapide de la société traditionnelle à la société de Consommation, communiquer au travers du visuel, par l’image, est devenu le support de contrôle le plus approprié à nos modes de vie.
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| Salle de Contrôle du NORAD http://www.norad.mil/ |
vendredi 9 mars 2012
Mentons !
| Image d’un avion / réalisation d’un aéroport / perspective aérodynamique |
Mensonge ?
La deuxième est une image de réalisation, qui existe comme telle. Une « vérité »?
La troisième est une photo prise par un photographe suite à la réalisation, prise d’un Point de vue choisi, donc partisan.
Mensonge ?
Attention : Cet article est mensonger, ces images ont pour seul but de montrer un parti pris sur un projet* dont elles ne reflètent qu’une infime partie. Mais sans supports, imaginaires ou réalistes, comment questionner le sens du projet ?
Mentons !
Laure Métivier
* Aéroport de Roissy Charles de Gaulle, Terminal 2F, Paul Andreu architecte
samedi 3 mars 2012
mercredi 25 janvier 2012
Déconférences.
Le
mois dernier, deux Conférences radicalement différentes se sont
déroulées ici à Bordeaux. L’une était celle des architectes Nathalie
Franck et Yves Ballot, l’autre celle de Winy Maas de l’agence MVRDV. La
comparaison entre ces architectes ne semble pas forcément évidente ; les
deux agences ne concourent pas vraiment sur la même échelle de projets
et ne connaissent pas la même médiatisation. Mais surtout, allant
au-delà de la posture traditionnelle de l’architecte pour adopter celle
du communiquant, deux visions très différentes de la manière de faire du
projet S'opposent. Et cette opposition m’a paru assez symptomatique
(révélatrice) des débats et des différents courants d’idées qui animent
le monde de l’architecture.
dimanche 8 janvier 2012
Le Geste Gratuit.
En tant qu’étudiante en architecture, il me parait difficile de se forger aujourd’hui une identité d’architecte. Louis I. Khan a bien attendu ses 50 ans pour “se trouver” à l’issue d’un voyage en Egypte, et on me demande de construire ma propre écriture architecturale dès le master.
Il semblerait que l’architecture contemporaine ne se définisse pas par des modèles ou une doctrine à suivre. La façade et son ornementation ne sont plus codifiées et l’architecte est de plus en plus “libre” de ses Choix Esthétiques tant que chacun de ses gestes ou de ses traits sont justifiés.
Debout sur les Epaules de Darwin - Baobab-Café
Pour Illustrer les discutions du BAOBAB-Café du 01 décembre sur le décor,
j’aimerais partager l’expérience de cette émission qui a eu l’audace de
me cueillir au réveil :
Les battements du temps (13) - Les cartes de la mémoire
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| Mabuse (1478-1532), Saint Luc Peingnant la Vierge, 1515, Musée de Prague |
samedi 12 novembre 2011
La Rue nous appartient
L'espace Public a changé. Ses usages et ses usagers aussi. Dans cette ère capitaliste qui nous caractérise, notre bien le plus précieux est notre singularité. Singularité qui s’exprime non pas par ce que nous sommes mais par ce que nous possédons. L’espace public subit aussi ce processus d’ Individuation . Autrefois espace de partage et de sociabilité, celui-ci est désormais un espace à revendiquer. L’appropriation ou l’occupation d’un espace public est devenue illégitime, celui-ci s’assimilant, peu ou prou, à un bien de consommation. Un Bien Commun qui ne peut souffrir d’aucune utilisation personnelle; ma possession s’arrête où commence la tienne. Pour que l’espace public appartienne à tout le monde, il ne doit appartenir à personne. Grâce à cette conception, l’aseptisation et la neutralisation de nos espaces en commun ont encore de beaux jours devant elles.
Le retour du Baobab Café:
Bordeaux rassemble une grande richesse d’espaces publics qui semble parfois se rapprocher de «produits» urbains. A la manière de la Victoire dont l’évocation oscille entre réunions arrosées pour étudiants et opérations marketing (red Bull, Barilla, NRJ, ... que du bonheur). Les exemples se multiplient: place Fernand Lafargue, place des Capucins ... Fonction déterminée par la forme ? Espace consumériste ? Serait-ce l’illustration du passage d’une société de partage à une société d’échange ? Reste-t-il des lieux indéterminés ?
Certaines parties des quais, dont Saint Michel, semblent encore de cet acabit. Mais dans l’ensemble, une certaine culture de l’espace public aseptisé semble dominée. Evento ne se pose pas à André Meunier par hasard mais, profite d’une opportunité foncière autant que d’une opportunité symbolique. Cet évènement viserait-il à initier la réhabilitation d’une place qui, jusqu’ici abritait les sans logis, les gamins et un squat faisant plus ou moins office de café: la baraque à guitare ? La municipalité irait-elle chercher jusque dans l’informe les nouveaux territoires d’exercice du Pouvoir ?
Prenons comme illustration la Place de la Bourse, lieu institutionnel par excellence où l’homme semble plus ou moins s’effacer face à cet espace public. Seul le brouillard du miroir d’eau semble nous aider à renouveler notre imaginaire, à illustrer le temps qui passe. Le projet de la place Saint Michel, beaucoup moins heureux, semble aller de pair avec un nettoyage social, imposé par une action double sur l’espace public et l’habitat. L’un servant l’autre. L’argent public, au service des velléités marchandes de quelques investisseurs, en lien avec des politiques déconnectées viennent phagocyter un quartier populaire, vivant, sûr et protéiforme. On connaît la chanson! Nous sommes aux avant- postes de Stérilisation programmée, bien réelle ou «fantasmée».
Alors que nous évoque les termes sibyllins de Proximité et partage ? La proximité spatiale et le partage social, change l’un comme l’autre au gré des évolutions technologiques et de l’ «explosion» de la ville (d’autres diront de sa «polarisation», de sa «fragmentation»). A chacun de refaire sa ville, de rassembler les morceaux qui constituent ses espaces de vie. Au final, le partage devient choisi plutôt que contraint. La proximité s’est glissée de l’espace physique à l’espace virtuel. Y-a-t-il un sens à retrouver l’usage d’une proximité spatiale? Parfois le sentiment que tout est déterminé, dessiné, que nous manquons un peu d’inconnu surgit, dans cet espace urbain policé. Nous avons perdu le sens de l’inutile, de l’informel, de l’indéfini. L’espace, uniquement public, ne supporterait plus son Inutilité... L’espace public serait-il devenu un espace à public ?
Vincent Milla
vendredi 14 octobre 2011
La Com de Winston
Le titre du chapitre est "dans cinquante ans", ce qui nous remmène à 1982 ...
"La T.S.F et la télévision, en se développant, permettraient de se
mettre en relation avec n'importe quel endroit pourvu de la même
installation, et de participer à une conversation aussi bien que si l'on
parlait en mettant la tête à la fenêtre. Il deviendrait inutile que les
hommes vivent réunis dans les villes. Il serait rarement nécessaire
d'avoir avec les gens un contact direct, si ce n'est avec de très
intimes amis. D'ailleurs, si une entrevue se révélait nécessaire, nous
aurions à notre disposition des moyens extrêmement rapide de
communication. Il n'y aurait pas plus de raison de vivre dans une ville,
au milieu de voisins, qu'il n'y en a aujourd'hui de vivre avec eux dans
la même maison. Les cités et la campagne ne se distingueraient plus.
Chaque demeure aurait son jardin et ses dégagements."
Winston Churchill, Réflexions et Aventures, textes écrits avant leur publication en 1932, Ed Texto, p 306
Nouvelle Thématique: Décor et Ornement
Après plusieurs BAOBAB CAFES sur le thème du partage et de la proximité nous avons choisi de nous intéresser au décor et à l'ornement. Voici le texte qui a été proposé en introduction le jeudi 6 octobre :
Le
décor, l’ornement restent des éléments
majeurs du vocabulaire utilisé par les architectes dans leur quotidien. Ils
sont pourtant loin de le revendiquer. Quelles sont les raisons de cette
attitude schizophrène ? Qui parle encore de décor ? Que pourrais nous
apporter une réhabilitation d’un discours affirmé sur le décor ?
Voila quelques idées
jetées pour commencer la discussion :
La question de l’ornement
se focalise souvent à l’intérieur d’un débat visant à distinguer l’accessoire
de l’indispensable, le superflue du fonctionnel. Les tenants de l’ornementation
argumentant que la fonction symbolique du décor est une fonction essentielle.
Certains posent l’ornement comme l’expression des diverses forces structurelles
ou fonctionnelles. D’autres encore s’y
opposent radicalement dans l’idée qu’il ne correspondrait pas aux valeurs
modernes, simplicité, efficacité …
Un élément retient
l’attention. Il y aurait d’un coté les décors plaqués à l’exemple des motifs
arabes et d’un autre les décors intégrés comme ceux d’un Auguste Perret (ou les
arcs gothiques). Donc une question serait de savoir ou commence et ou s’arrête
le décor.
Et si l’appréciation de
l’ornement dépendait tout simplement d’une différence de cadres
interprétatifs ? Les hiéroglyphes seraient des éléments indispensables du
point de vue d’un habitant de l’Egypte antique. Ils ne résonnent plus
aujourd’hui avec la même intensité.
Une société dans l’aquelle l’appréciation
de l’individu est érigée en cadre interprétatif valable, et dans la mesure ou
ce cadre se construit en permanence suivant les individus, la discution
apparaît comme productrice d’un savoir individuel et collectif qui permet de
définir comment aujourd’hui nous souhaitons appréhender la question de
l’ornementation.
Baobab est là pour ça !
Ornement : « BEAUX-ARTS,
ARTS DÉCORATIFS. Élément ayant une
fonction décorative et qui est considéré comme n'étant pas essentiel à l'oeuvre
qu'il est censé agrémenter ou embellir. » CNRTL
Décor : « Ensemble des ornements (peintures, dorures, lambris,
tableaux, meubles, etc.) employés pour orner un édifice, un appartement. »
Source : CNRTL
Proximité / Partage
La thématique autour de la proximité et du partage a occupé le temps de l'asso d'avril à mai 2011.
Devant l'intérêt que nous avons trouvé dans cette recherche nous souhaitons organiser une conférence sur le sujet réunissant architectes, sociologues, institutionnels et bien sur les étudiants de l'Ensapbx.
Si vous avez des idées pour participer joignez nous sur la page facebook Baobab_be ou à cette adresse mail.
Devant l'intérêt que nous avons trouvé dans cette recherche nous souhaitons organiser une conférence sur le sujet réunissant architectes, sociologues, institutionnels et bien sur les étudiants de l'Ensapbx.
Si vous avez des idées pour participer joignez nous sur la page facebook Baobab_be ou à cette adresse mail.
Une nouvelle Baobabannnée commence !
Voila un avant goût des projets à venir: une publication; une nouvelle formule de conférences exceptionnelles avec des invités, les Baobars; l'organisation d'un workshop pour le milieu d'année.
Avec
toujours un café débat, le Baobab Café, le premier jeudi de chaque
mois, et la page facebook http://www.facebook.com/groups/114350461975274/ sur laquelle vous pouvez vous exprimez. (Calendar,
rencontre, envie, vidéos ...)
Nous vous invitons à nous rejoindre pour l'organisation de tout ça, nous avons envie de rencontrer des gens motivés, d'avancer ensemble et que chacun face ce qu'il a envie.
Alors joyeux Baobab à tous le monde et à bientôt !
Nous vous invitons à nous rejoindre pour l'organisation de tout ça, nous avons envie de rencontrer des gens motivés, d'avancer ensemble et que chacun face ce qu'il a envie.
Alors joyeux Baobab à tous le monde et à bientôt !
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